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20 luglio - Festival di Vieilles Charrues

PostPosted: 21 Jul 2007, 08:27
by Rael Matrix
La setlist:

- The rhythm of the heat
- On the air
- Intruder
- No self control
- The blood of Eden
- Family snapshot
- Big time
- Solsbury hill
- Sledgehammer
- Signal to noise
- Secret world
- In your eyes con Daby Touré

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Da OUEST FRANCE;

Vieilles Charrues. Personnage dans l'univers musical depuis 1970, Peter Gabriel, musicien et homme de paix, se produit ce soir à Carhaix.
Authentique, infatigable et indépendant : à 57 ans, Peter Gabriel a encore envie. L'envie de la scène, d'être sur tous les fronts, de faire ce que bon lui semble. Contacté en novembre dernier pour reconstituer Genesis, Peter a dit non. Puis, peut-être. Et finalement... plus tard.

En 1967, encore à l'école, il fonde, avec Tony Banks, Anthony Phillips, Mike Rutherford et le batteur Chris Stewart, ce qui va devenir un groupe de renommée mondiale. Grâce notamment à ses propres prestations scéniques, à ses costumes étranges et aux histoires qu'il raconte entre chaque chanson. Mais, peu à peu, sa personnalité envahissante crée des tensions. Et lui, se sent à l'étroit. Il décide de quitter Genesis, en 1975, après une ultime tournée. Phil Collins devient le nouveau leader.

Amoureux de Soul music, Gabriel développe son style sous l'influence de Nina Simone, Procol Harum et Cat Stevens. Même s'il a connu des succès commerciaux et auprès de la critique, avec des chansons comme Games Without Frontiers (3e album) et Shock the Monkey (4e album), l'un de ses hits reste l'incontournable Sledgehammer. Ce titre marque aussi l'arrivée de Peter Gabriel dans l'ère du clip vidéo sur MTV, dont il remporte neuf des récompenses en 1987.

Suivront deux albums studio, mais aussi des musiques de films, des projets multimédias, une participation au spectacle du millénaire à Londres, et surtout des collaborations avec des artistes de tous horizons. Peter Gabriel est aussi le créateur du label Realworld, du festival WOMAD et le promoteur du terme « world musique ». Il est également à ses heures perdues écrivain, réalisateur... Il se consacre aux grandes causes, des droits de l'homme (il est le premier artiste à s'être engagé contre l'apartheid), à l'environnement. Cela lui a valu, en novembre, d'être nommé « Homme de la paix 2006 » par une assemblée de prix Nobel.

Pour les programmateurs des Vieilles Charrues, Jean-Jacques Toux et Jean Philippe Quignon, la présence de l'artiste à Carhaix, « c'est un espoir de paix, une certitude de talent, l'âme de Genesis, le monde en musique... un homme d'exception, en toute simplicité. »


Jérémy PARADIS.


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Au soleil couchant, l'artiste a « dépoussiéré » des chansons choisies par ses fans. Revigorant.
Après Higelin, alors que le soleil décline tout doucement, Kerouac renvoie la balle sur Glenmor, où quelque 50 000 festivaliers piaffent d'impatience en attendant l'arrivée du très mythique Peter Gabriel. L'une des « stars » de ces seizièmes Charrues. Le fondateur de Genesis, artiste multi-médias, ardent défenseur d'une planète qui étouffe, des peuples oppressés est arrivé dans un bain de lumière solaire qui inonde et réchauffe le coeur de Kerampuilh. Depuis quand n'a t'on pas vu l'auteur de Biko, de Solsbury Hill, So, Games without frontiers, Big time, Shock the Monkey ou Sledgehammer, (tubes interplanétaires), venir redonner le ton et le tempo de ce côté-ci de la planète ? Un sacré bail... Une éternité diront certains fans. Elle n'a pas suffi à désarçonner le public breton qui continue à suivre de près le fondateur du concept même de « world music » et du si fameux label Real world, du festival Womad (liste non exhaustive).

Décidé à dépoussiérer

« Ce sont mes propres fans via mon site internet qui ont déterminé le choix des chansons de ce soir... Et nous sommes bien décidés à les dépoussiérer ». Du pur Peter Gabriel, altruiste jusqu'au bout des doigts qui caressent le clavier numérique. Percus battantes sur fond de nappes synthétiques vrombissantes, ultrapuissantes. La machine Gabriel sait s'emballer au bon endroit. Elle cisèle un son plus pop pour Blood in Evil que Gabriel traduit par « le sang du paradis » (proche de la genèse de l'artiste). Elle revient à l'orée des années 1980 quand il revisite le très halluciné I'm the intruder et puis No self control reconfiguré à la mode 2007 (l'électro est passée par là). Très vite, l'artiste au regard bleu acier déploie ses ailes sur Kerampuilh, pose sa patte et entre dans la place et dans le coeur de ses ouailles. Pas près d'oublier ce formidable retour en terre bretonne. C'était à Nantes à la Beaujoire, du temps de Genesis, il y a 30 ans. Au bas mot. L'horloge tourne. Pas pour Peter.



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